Grève salariale chez Fleury Michon
Agroalimentaire . La CGT et FO ont appelé, hier, les 2 500 ouvriers et techniciens à des débrayages.
C’est une erreur administrative qui a mis le feu aux poudres. Alors que les négociations annuelles sur les salaires ont abouti, il y a deux semaines, à une augmentation générale de 1,9 %, un ouvrier du groupe agroalimentaire vendéen Fleury Michon a reçu, par erreur, une prime de 550 euros sur sa dernière fiche de paie. Une somme attribuée, en réalité, à son supérieur hiérarchique. « On ressent une grosse colère devant le versement opaque de primes à l’objectif pour les cadres et les agents de maîtrise », explique Jean-François Chaigneau, secrétaire du syndicat CGT.
Hier, avec FO, mais sans la CFDT (majoritaire), il appelait à des débrayages sur les six sites de Fleury Michon pour exiger une augmentation générale de 2,8 %. « L’an dernier, on a eu plus de 200 accidents du travail, on a des métiers pénibles dans l’agroalimentaire », justifie Jean-François Chaigneau. Mardi matin, la direction a fait un premier pas en proposant une prime de 150 euros brut pour les salariés. « Au total, cela reviendra à l’entreprise à 550 000 euros, selon la CGT. Si cette somme servait à augmenter le taux horaire des ouvriers et techniciens, on aboutirait à une hausse de 2,8 %. »
Les deux organisations syndicales mobilisées hier refusent, en fait, que les hausses générales des salaires et la revalorisation du taux horaire soient progressivement écartées au profit de rémunérations variables, sous forme de primes, fixées en fonction de critères de rentabilité et de productivité. Une nouvelle séance de négociation avec la direction devait avoir lieu, hier, en fin d’après-midi.
Source : l'Humanité - Lénaïg Bredoux
Edition du 22 mars 2007