Les Citroën manifesteront samedi à Paris
Automobile . Hier lors d’une première réunion de négociation, PSA n’a rien lâché aux grévistes de l’usine Citroën-Aulnay.
Un « round d’échauffement ». C’est ainsi que Jean-Pierre Mercier, - délégué CGT de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint— Denis), résume la première séance de « négociation » qui s’est déroulée hier entre la direction et les grévistes. Alors que 400 à 500 ouvriers du site, soutenus par la CGT, la CFDT, SUD et l’UNSA, sont en grève depuis le 28 février pour réclamer 300 euros d’augmentation, l’embauche des intérimaires et la retraite à cinquante-cinq ans, PSA Peugeot-Citroën avait jusqu’ici refusé toute discussion. Mais elle a finalement dû se plier à une convocation, ordonnée par le préfet, de la direction départementale du travail (DDT) à Bobigny, où elle a rencontré hier matin une délégation de 12 grévistes.
« Cette première passe d’armes a tourné en notre faveur, estime Jean-Pierre Mercier, car le directeur du travail a conseillé à PSA de ne pas laisser les ouvriers sans paye ce mois-ci, donc de payer des jours de grève, et de faire des propositions sur le prix de la cantine et des transports pour venir à l’usine. » Sans surprise, la direction n’a cédé sur rien. « On s’y attendait, car l’objectif de la direction lors d’une première réunion est toujours de démoraliser les grévistes », relativise le cégétiste. Préparés à ce résultat, les grévistes ont accueilli le compte rendu de la rencontre, hier en début d’après-midi, en scandant « Et un, et deux, et trois cents euros ! », et « Samedi à Paris ! ». Le comité de grève a en effet annoncé l’organisation d’une manifestation samedi à Paris, qui partira à 14 h 30 de Barbès pour aller place de la République. Elle rassemblera non seulement les grévistes, mais aussi tous ceux qui soutiennent le mouvement : les non-grévistes de l’usine, qui ont depuis le début exprimé leur sympathie, et les salariés d’autres entreprises, rencontrés lors des collectes pour la caisse de grève. « En sillonnant le département, nous avons aussi rencontré d’anciens intérimaires de l’usine, qui ont gardé un tellement bon souvenir de Citroën qu’ils comptent venir manifester samedi », raconte Jean-Pierre Mercier.
Au total, les dons pour soutenir les grévistes, dont les fiches de paie pour mars seront presque à zéro, ont franchi hier la barre des 35 000 euros. Les « Citroën » envisagent aussi d’organiser un gala de soutien.
Source : l'Humanité - Fanny Doumayrou
Edition du 22 mars 2007
Un « round d’échauffement ». C’est ainsi que Jean-Pierre Mercier, - délégué CGT de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint— Denis), résume la première séance de « négociation » qui s’est déroulée hier entre la direction et les grévistes. Alors que 400 à 500 ouvriers du site, soutenus par la CGT, la CFDT, SUD et l’UNSA, sont en grève depuis le 28 février pour réclamer 300 euros d’augmentation, l’embauche des intérimaires et la retraite à cinquante-cinq ans, PSA Peugeot-Citroën avait jusqu’ici refusé toute discussion. Mais elle a finalement dû se plier à une convocation, ordonnée par le préfet, de la direction départementale du travail (DDT) à Bobigny, où elle a rencontré hier matin une délégation de 12 grévistes.
« Cette première passe d’armes a tourné en notre faveur, estime Jean-Pierre Mercier, car le directeur du travail a conseillé à PSA de ne pas laisser les ouvriers sans paye ce mois-ci, donc de payer des jours de grève, et de faire des propositions sur le prix de la cantine et des transports pour venir à l’usine. » Sans surprise, la direction n’a cédé sur rien. « On s’y attendait, car l’objectif de la direction lors d’une première réunion est toujours de démoraliser les grévistes », relativise le cégétiste. Préparés à ce résultat, les grévistes ont accueilli le compte rendu de la rencontre, hier en début d’après-midi, en scandant « Et un, et deux, et trois cents euros ! », et « Samedi à Paris ! ». Le comité de grève a en effet annoncé l’organisation d’une manifestation samedi à Paris, qui partira à 14 h 30 de Barbès pour aller place de la République. Elle rassemblera non seulement les grévistes, mais aussi tous ceux qui soutiennent le mouvement : les non-grévistes de l’usine, qui ont depuis le début exprimé leur sympathie, et les salariés d’autres entreprises, rencontrés lors des collectes pour la caisse de grève. « En sillonnant le département, nous avons aussi rencontré d’anciens intérimaires de l’usine, qui ont gardé un tellement bon souvenir de Citroën qu’ils comptent venir manifester samedi », raconte Jean-Pierre Mercier.
Au total, les dons pour soutenir les grévistes, dont les fiches de paie pour mars seront presque à zéro, ont franchi hier la barre des 35 000 euros. Les « Citroën » envisagent aussi d’organiser un gala de soutien.
Source : l'Humanité - Fanny Doumayrou
Edition du 22 mars 2007
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