François Fillon, le théoricien du grand mensonge du « gagner plus »
En prétendant ouvrir la porte à une augmentation du pouvoir d’achat et des salaires par une nouvelle vague d’exonérations des cotisations sociales patronales sur les heures supplémentaires, le gouvernement ment effrontément. Il oublie de dire que cette mesure vient s’ajouter à déjà 23,6 milliards d’euros d’exonérations sociales à l’efficacité plus que douteuse sur l’emploi et le pouvoir d’achat. Il oublie également de rappeler que ces réductions d’exonérations sont régies par une loi du 17 janvier 2003 qui fixe le taux de réduction en fonction du niveau du salaire. Or, plus le salaire est bas, plus les réductions sont fortes. Autrement dit, le système encourage les patrons à tirer salaires et qualifications vers le bas. Exactement à l’inverse de la promesse du « gagner plus ». Le premier ministre peut d’autant moins l’ignorer qu’il est l’auteur de la loi de janvier 2003, d’où l’appellation « réduction Fillon » donnée à ce dispositif.
Source : l'Humanité du 7 juin 2007
Source : l'Humanité du 7 juin 2007
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