Constitution européenne, le retour

Publié le par Resistencia

Élysée . Sarkozy a reçu le président du Parlement européen. Sa proposition de traité « simplifié » pourrait servir de consensus, entre les Vingt-Sept.

« Aller vite. » Nicolas Sarkozy l’a répété hier alors qu’il recevait, le président du Parlement européen, le conservateur Hans Gehrt Poettering : sa volonté est d’aboutir rapidement à un accord sur un « traité simplifié », centré sur les réformes institutionnelles, qui sauverait la substance de la constitution européenne rejetée en 2005 par les électeurs français et néerlandais. (qu'importe que le peuple est refusé la Constitution par référundum alors ??? La parole du peuple ne vaut rien alors ???)

S’il a fait valoir que dix-huit membres de l’Union avaient ratifié le traité constitutionnel, Poettering, comme Angela Merkel mercredi dernier à Berlin, s’est dit ouvert à cette perspective. « Il faut maintenant que chacun aille au-devant des autres dans le souci d’aboutir à une solution marquée par la stabilité, d’aboutir rapidement afin que l’on arrive avant les élections européennes de 2009 », a-t-il affirmé à l’issue de son entretien avec le chef de l’État. Cette proposition de « traité simplifié », que le président de la République devrait encore défendre mercredi à Bruxelles auprès du président de la Commission européenne, José Barroso, pourrait donc être la base d’un consensus entre les Vingt-Sept lors du prochain Conseil européen des 21 et 22 juin à Bruxelles. « Sarkozy offre aux dirigeants européens la garantie qu’il n’y aura pas de nouveau référendum, c’est capital à leurs yeux », analyse le président du groupe de la Gauche unitaire au Parlement européen, Francis Wurtz. (tu m'étonnes !!! Sarkozy pense avoir les pleins pouvoirs suite à son élection, et étant donné son sens profond de la démocratie et du respect du peuple, il ne souhaite pas de référundum, qui aurait de forts "risques" pour lui d'être de nouveau défavorable à SON traité européen...)
Pour ce partisan du « non », ce traité simplifié est « une énorme entourloupe, puisqu’il irait de pair avec le maintien du traité actuel dans sa partie économique et sociale, celle qui, par sa structure libérale, pose le plus de problèmes ». Une structure libérale qui cadre mal avec le volontarisme affiché par Nicolas Sarkozy, pendant la campagne, sur des questions comme les délocalisations, la préférence communautaire ou encore la politique monétaire et qui lui a permis de retourner avec habileté à son avantage la situation politique créée au lendemain de la victoire du « non ».

Dans l’immédiat, la présidence allemande de l’UE, chargée d’établir une feuille de route pour remettre sur les rails les réformes constitutionnelles gelées par le « non », entend s’appuyer sur l’opportunité ouverte par la victoire, en France, d’un fervent partisan du « oui ». Pour aboutir, dès juin, à un accord entre les chefs d’État et de gouvernements. Et ouvrir la voie à des ratifications qui s’achèveraient au second semestre 2008, alors que la France, sous l’égide de Nicolas Sarkozy, présidera l’Union européenne.

Source : l'Humanité - Rosa Moussaoui
Edition du 22 mai 2007

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Publié dans Politique en France

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