Cuba - Lavocat rejette sur les Etats-Unis une possible libération de Posada carriles
LA HAVANE, le 8 avril. – L’avocat José Pertierra, qui représente le Venezuela dans la demande d’extradition contre le terroriste Luis Pasada Carriles, a rejeté sur les Etats-Unis la responsabilité d’une possible libération sous caution de Posada Carriles, souligné ce lundi un média électronique cubain, rapporte Prensa Latina.
Selon le site internet Cubadebate, la décision d’accorder à Posada Carriles un tel statut est une responsabilité absolue de la Maison Blanche, dont l’action négligente dans cette affaire a entraîné comme conséquence le jugement du tribunal, dénonce le juriste.
Lors du jugement de vendredi, qui confirme le « deux poids deux mesures » de Washington dans sa croisade anti-terroriste, la juge fédérale Kathleen Cardone a accordé à El Paso, au Texas, la liberté conditionnelle jusqu’au 11 mai, quand aura lieu le procès pour fraude migratoire.
La possibilité de juger le terroriste est dans les mains du gouvernement nord-américain, a estimé Pertierra après avoir indiqué qu’il devrait permettre à Caracas de le juger pour sa responsabilité dans la mort de 73 personnes après l’explosion en plein vol d’un avion cubain en 1976.
Le gouvernement étasunien aurait du l’accuser de terrorisme avant le 1er février 2007 ou comme une personne dont la libération provoquerait de remous concernant les relations extérieures du pays, a rappelé l’avocat.
« Cependant, le gouvernement a choisi le 11 janvier 2007 de le transférer de la garde du Département de sécurité nationale à celle des policiers fédéraux, et de le poursuivre pour avoir commis une fraude migratoire », a-t-il ajouté.
La juge a émis son jugement, a-t-il continué, et justifié la liberté conditionnelle en avançant la légèreté des charges, son âge avancé et la santé délicate du détenu.
Pertierra a affirmé que la Maison Blanche pouvait encore éviter sa libération si elle imposait l’ordre de détention migratoire, mais pour cela il faudrait qu’elle le considère comme un terroriste ou comme un personnage dangereux.
On pourrait aussi imposer un ordre de détention en vue d’une extradition selon la demande du Venezuela datée du 10 mai 2005 et réitérée par plusieurs notes diplomatiques de ce pays, a-t-il indiqué.
Jusqu’à maintenant le gouvernement nord-américain a refusé de l’extrader, de le poursuivre ou de le qualifier de terroriste, a manifesté Pertierra, après avoir expliqué que ce nouveau cirque légal ne devait pas nous tromper, car la libération de Posada Carriles est dans les mains de la Maison Blanche.Source : granma.cu