Journée d'action des enseignants de collèges et lycées

Publié le par Resistencia

Entre 17,57% (ministère) et 38% (syndicat) des enseignants de collèges et lycées étaient en grève mardi matin, à l'appel de plusieurs syndicats pour protester contre les 5.000 suppressions de postes attendues à la rentrée et le décret dit "Robien".

Selon le ministère de l'Education nationale, 12,93% des professeurs de lycées professionnels, 18,62% de collèges et 21,17% de lycées généraux ont débrayé mardi.

Le Snes-FSU, principal syndicat du secondaire, qui a appelé à cette journée de grève aux côtés du Snep-FSU (éducation physique et sportive) et de l'Unsen-CGT, a de son côté fait état de 36% de grévistes au collège et 42% au lycée. Cette journée s'inscrit dans le cadre d'une semaine d'actions à l'appel de l'interfédérale de l'Education (FSU, Sgen-CFDT, Unsa-Education, FAEN, CGT), rejointe notamment par le Snalc-CSEN, traditionnellement classé à droite, mais aussi par les lycéens de l'UNL.

Des manifestations et actions sont prévues un peu partout en France - la manifestation parisienne a réuni environ un millier de personnes - pour protester contre la suppression de 5.000 postes à la rentrée prochaine et pour obtenir le retrait du "décret Robien", qui permet au ministère de supprimer 3.000 de ces 5.000 postes. Ce texte, signé le 12 février, allonge le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie, instaure leur possible bivalence (enseigner deux matières) et favorise les nominations sur deux ou trois établissements.

Lors de la précédente journée de mobilisation, le 8 février, dans le cadre d'une journée nationale de la Fonction publique et d'une intersyndicale au complet, le Snes-FSU avait annoncé 53% de grévistes, le ministère une moyenne de 31,46%. Le 18 décembre, également dans un contexte unitaire, ils étaient 53% selon le Snes-FSU, un peu plus de 33% selon le ministère.

"La rentrée approche et on ne veut pas qu'elle se fasse sur les bases programmées aujourd'hui, on veut que les choses bougent", a expliqué Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education dans la manifestation parisienne. "Cette grève et ces actions n'existent pas seulement parce qu'il y a la campagne électorale, mais parce que nous avons un problème et l'impression d'être face à un mur", a-t-il précisé, néanmoins satisfait de mobiliser dans un temps aussi proche de l'élection présidentielle.

"Les profs n'accepteront pas que chaque fois qu'on engage une réforme, ce soit en dégradant leurs conditions de travail: on adresse un message au gouvernement et aux ministres encore en place mais on s'adresse aussi aux futurs candidats", a commenté Bernard Kuntz de son côté, secrétaire général du Snalc-CSEN.

Source : AFP - 20/03/07

 

Publicité

Publié dans Politique en France

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article