Le Parisien est de cette presse qui ne mérite même pas de caniveau...

Publié le par Resistencia

Ah, les pages télé de nos journaux...

Il est parfois très intéressant d’aller fureter dans les pages télé des journaux. Ce qui est caché dans les unes y apparaît parfois de façon plus grossière... ainsi, hier, dans le Parisien, ce sympathique journal, républicain comme il se doit, présentait la diffusion sur France 2 du documentaire sur "l’Affiche rouge" et l’histoire de ces jeunes résistants communistes assassinés par les nazis.

Dans un article au ton poli et sérieux, comme il se doit de la part d’anciens bons élèves doués d’abord pour étaler le cirage sur les pompes des puissants, devenus évidemment de brillants journalistes formatés à la bêtise crasse, on apprend tout de l’histoire de ces camarades de la Main d’Oeuvre Immigrée (MOI) "morts pour France". on apprend tout jusqu’à ce curieux passage "Après le démantèlement de la MOI, le Parti communiste renonça au terrorisme...".

Sans commentaires. ou plus tôt si, avec commentaires. Avec la rage de voir exposées, de la façon la plus naturelle du monde, des thèses nazies au sein de journaux populaires dits apolitiques. Avec la rage de voir ce journal non seulement descendre à longueur de pages le PCF, ses militants et toutes celles et ceux se battant dans ce pays pour une vie meilleure, mais maintenant insulter ses résistants qui se sont sacrifiés pour la République et nos libertés.

Manouchian était donc un terroriste. Krasucki un terroriste. Rol, Tarrel, Gringoire, des terroristes. Lucie Aubrac aussi, j’imagine. Et ce rat de gratte-papier lui, avec sa carte de presse dégoulinante de suffisance, d’ignorance et de complaisance avec toutes les ordures qui depuis des années occultent tout ce que le PCF a permis d’avancées sociales dans ce pays pour mieux réhabiliter, pourquoi s’en cacher, toutes celles et ceux qui ont soutenu Pétain des deux mains, lui se proclame certainement un défenseur de la liberté de la presse. Lui s’imagine faire le même métier que Zola qui accuse ou que ces reporters de guerre qu’on tue ou emprisonne. Il n’est pourtant qu’un vulgaire laquais de ceux qui ont toujours préféré Hitler à Blum et qui rivalisent aujourd’hui de courbettes devant Le Pen et Sarkozy.

Et le mieux, chez ce nazillon en cravate, c’est son courage. Il est vrai que c’est une tradition, chez ces gens-là. Toujours au premier rang pour s’attaquer à des gosses ou des vieillards, toujours les premiers à couiner à la moindre résistance. Et donc, il a eu le courage de ne pas signer son article. Deux initiales, A. L., la même signature que tous les courriers anonymes qui ont envoyé des milliers de Juifs à la mort pendant la guerre. La même bonne éducation. La même audace. Ce même fascisme en pantoufles.

Manouchian, reviens !

Source : bellacio

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Publié dans Politique en France

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