Près de 50% des barrages hydrauliques d'EDF serait vétustes
Selon un rapport confidentiel datant d'août 2006 et réalisé par la Division Production et Ingénierie Hydraulique (DPIH), près de la moitié des barrages hydrauliques d'EDF présente des signes inquiétants de vétusté, certains de ceux-ci faisant même peser un réel danger sur leur environnement.
En France, 450 barrages sont exploités par EDF. Sur ces 450 barrages, 200 seraient vétustes et une centaine pouraient être considérés comme dangereux, avec entres autres des risques d'affaissements de terrain, de destructions de routes et d'inondations de villages. L'essentiel des barrages concernés sont ceux situés dans les Alpes, mais les barrages du Massif central et des Pyrénées sont également concernés.
L'existence d'un tel rapport a été confirmé par EDF qui a indiqué la mise en place d'un programme de réhabilitation, baptisé "Super Hydrau", consacrant 500 millions d'euros sur cinq ans (2007-2011) à la rénovation de deux cents installations. "Les ouvrages hydrauliques sont conçus pour une durée de vie qui dépasse le siècle", indique EDF, précisant que "l'âge moyen des centrales hydroélectriques d'EDF n'est que de cinquante ans". "Un contrôle systématique des ouvrages et des opérations d'entretien sont menés régulièrement", rappelle l'entreprise, qui admet cependant que ses "installations sont davantage sollicitées que par le passé, en particulier pour faire face aux pics de consommation".
Le PDG d'EDF, Pierre Gadonneix, interrogé, jeudi sur Europe 1, sur l'utilisation des profits records du groupe, a affirmé qu'il allait "relancer l'investissement et de façon massive" avec pour objectif de "doubler le rythme d'investissement en France" en trois ans. "C'était nécessaire. EDF a un formidable patrimoine de production (...) et nous n'avons pas investi depuis dix ans. Il est urgent de rénover, de moderniser et de développer ce patrimoine", a-t-il admis. EDF a annoncé mercredi des profits records en 2006, avec un bénéfice net de 5,6 milliards d'euros, en hausse de 73,5 %, pour un chiffre d'affaires de 58,9 milliards (+15,4 %).
On est en droit de se demander si de tels investissements auraient eu cours si ce rapport confidentiel n'avait pas été révélé... On est également en droit de se demander si ces investissement auraient eu cours si EDF était déjà totalement privatisée...
En France, 450 barrages sont exploités par EDF. Sur ces 450 barrages, 200 seraient vétustes et une centaine pouraient être considérés comme dangereux, avec entres autres des risques d'affaissements de terrain, de destructions de routes et d'inondations de villages. L'essentiel des barrages concernés sont ceux situés dans les Alpes, mais les barrages du Massif central et des Pyrénées sont également concernés.
L'existence d'un tel rapport a été confirmé par EDF qui a indiqué la mise en place d'un programme de réhabilitation, baptisé "Super Hydrau", consacrant 500 millions d'euros sur cinq ans (2007-2011) à la rénovation de deux cents installations. "Les ouvrages hydrauliques sont conçus pour une durée de vie qui dépasse le siècle", indique EDF, précisant que "l'âge moyen des centrales hydroélectriques d'EDF n'est que de cinquante ans". "Un contrôle systématique des ouvrages et des opérations d'entretien sont menés régulièrement", rappelle l'entreprise, qui admet cependant que ses "installations sont davantage sollicitées que par le passé, en particulier pour faire face aux pics de consommation".
Le PDG d'EDF, Pierre Gadonneix, interrogé, jeudi sur Europe 1, sur l'utilisation des profits records du groupe, a affirmé qu'il allait "relancer l'investissement et de façon massive" avec pour objectif de "doubler le rythme d'investissement en France" en trois ans. "C'était nécessaire. EDF a un formidable patrimoine de production (...) et nous n'avons pas investi depuis dix ans. Il est urgent de rénover, de moderniser et de développer ce patrimoine", a-t-il admis. EDF a annoncé mercredi des profits records en 2006, avec un bénéfice net de 5,6 milliards d'euros, en hausse de 73,5 %, pour un chiffre d'affaires de 58,9 milliards (+15,4 %).
On est en droit de se demander si de tels investissements auraient eu cours si ce rapport confidentiel n'avait pas été révélé... On est également en droit de se demander si ces investissement auraient eu cours si EDF était déjà totalement privatisée...
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