LUMP veut limiter le droit de grève !!!
Nicolas Sarkozy s’attaque au Code du travail. Mesures détaillées par Xavier Bertrand, son porte-parole de campagne, dans la Tribune.
Pas de répit pour l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy dans le détricotage du droit du travail. Dans la Tribune d’hier, Xavier Bertrand, porte-parole du candidat UMP, explique dans un grand entretien la politique qu’entend mener l’éventuel futur « président-leader ». À commencer par le droit du travail. « Le contrat unique s’appliquera à toutes les nouvelles embauches », commence le ministre de la Santé, tout en précisant que cela « ne modifiera pas la situation des Français qui sont aujourd’hui déjà embauchés en CDI » Xavier Bertrand l’avoue : ce nouveau contrat, est « inspiré » du CNE, qui a permis, selon lui « 800 000 contrats signés et 240 000 créations d’emplois ». Mais ce dernier affichant « des défauts comme l’absence de motivation de la rupture du contrat et une période d’essai bien trop longue », le porte-parole assure que « notre intention n’est pas de le généraliser ».
À « nouvelles règles » pour le Code du travail, « nouvelles règles » pour le droit syndical. Pour l’ancien professeur de droit du travail que se targue d’être Xavier Bertrand, « il y a deux principes constitutionnels : le droit de grève depuis 1946 et aussi le principe de continuité du service public ». Il assure que Nicolas Sarkozy « tiendra ses engagements » sur la mise en place d’un service minimum et détaille la réforme du droit de grève voulue par le candidat de l’UMP, qui posera « de nouvelles règles », notamment un vote à bulletin secret, « au bout de huit jours de grève » applicable « dans les entreprises en charge d’un service public, dans les universités et dans les administrations ». Nicolas Sarkozy propose lui-même de « réformer » les élections syndicales par la présentation au premier tour de candidats non issus des cinq centrales historiques (CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC). La porte ouverte à l’installation dans les petites entreprises de syndicats maisons, composés de salariés malléables.
La droite patronale - plus que la société française - a « besoin de repréciser de nouveaux critères en la matière », assure Xavier Bertrand, en privilégiant « le droit du travail », « empirique, jurisprudentiel » et qu’il n’est « pas question de remettre en cause » au « droit de grève » dont les « abus » sont « sanctionnés ». Lapidaire, Xavier Bertrand conclut sur ce sujet : « nous sommes décidés à avancer vite et bien ». « En concertation » avec les organisations syndicales », croit-il bon de rappeler. Avant ou après leur mise au pas ?
Source : l'Huma - Grégory Marin
Edition du 30 janvier 2007
Pas de répit pour l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy dans le détricotage du droit du travail. Dans la Tribune d’hier, Xavier Bertrand, porte-parole du candidat UMP, explique dans un grand entretien la politique qu’entend mener l’éventuel futur « président-leader ». À commencer par le droit du travail. « Le contrat unique s’appliquera à toutes les nouvelles embauches », commence le ministre de la Santé, tout en précisant que cela « ne modifiera pas la situation des Français qui sont aujourd’hui déjà embauchés en CDI » Xavier Bertrand l’avoue : ce nouveau contrat, est « inspiré » du CNE, qui a permis, selon lui « 800 000 contrats signés et 240 000 créations d’emplois ». Mais ce dernier affichant « des défauts comme l’absence de motivation de la rupture du contrat et une période d’essai bien trop longue », le porte-parole assure que « notre intention n’est pas de le généraliser ».
À « nouvelles règles » pour le Code du travail, « nouvelles règles » pour le droit syndical. Pour l’ancien professeur de droit du travail que se targue d’être Xavier Bertrand, « il y a deux principes constitutionnels : le droit de grève depuis 1946 et aussi le principe de continuité du service public ». Il assure que Nicolas Sarkozy « tiendra ses engagements » sur la mise en place d’un service minimum et détaille la réforme du droit de grève voulue par le candidat de l’UMP, qui posera « de nouvelles règles », notamment un vote à bulletin secret, « au bout de huit jours de grève » applicable « dans les entreprises en charge d’un service public, dans les universités et dans les administrations ». Nicolas Sarkozy propose lui-même de « réformer » les élections syndicales par la présentation au premier tour de candidats non issus des cinq centrales historiques (CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC). La porte ouverte à l’installation dans les petites entreprises de syndicats maisons, composés de salariés malléables.
La droite patronale - plus que la société française - a « besoin de repréciser de nouveaux critères en la matière », assure Xavier Bertrand, en privilégiant « le droit du travail », « empirique, jurisprudentiel » et qu’il n’est « pas question de remettre en cause » au « droit de grève » dont les « abus » sont « sanctionnés ». Lapidaire, Xavier Bertrand conclut sur ce sujet : « nous sommes décidés à avancer vite et bien ». « En concertation » avec les organisations syndicales », croit-il bon de rappeler. Avant ou après leur mise au pas ?
Source : l'Huma - Grégory Marin
Edition du 30 janvier 2007
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