Politique énergétique : Bruxelles entend être ferme avec les grandes entreprises
Afin de mettre en œuvre une politique énergétique commune, l'Autorité de la concurrence à la Commission européenne compte se montrer plus sévère à l'égard des grands groupes énergétiques de l'Union, accusés de limiter la concurrence. De nouvelles propositions sont avancées dans un rapport, fruit d'une enquête de seize mois, qui sera divulgué mercredi 10 janvier.
Selon Neelie Kroes, commissaire européenne à la concurrence, cette enquête a permis de "faire la pleine preuve que les marchés ne libèrent pas encore leur plein potentiel en faveur des clients privés et européens". Dans un discours prononcé devant le club de la presse américano-européen, lundi 8 janvier à Paris, la commissaire a ajouté qu'elle "poursuivrait des cas spécifiques de comportement anticoncurrentiels par des entreprises énergétiques". Selon elle, la libéralisation devrait améliorer les choses mais une certaine forme de régulation devrait, aussi, voir le jour en Europe.
Le rapport indique clairement que des groupes énergétiques comme E.ON (Allemagne), GDF, Eni (Italie) et RWE (Allemagne) vont faire l'objet de pressions de la part de Bruxelles. L'enquête aurait révélé que ces groupes, parmi d'autres, auraient bénéficié de leur situation de quasi-monopole pour préserver leurs privilèges et accélérer la concentration du marché. Selon le quotidien britannique The Financial Times du 5 janvier, l'enquête accuserait de collusion (ou de cartel) certains groupes européens.
Source : LEMONDE.FR | 08.01.07 | 16h46
Selon Neelie Kroes, commissaire européenne à la concurrence, cette enquête a permis de "faire la pleine preuve que les marchés ne libèrent pas encore leur plein potentiel en faveur des clients privés et européens". Dans un discours prononcé devant le club de la presse américano-européen, lundi 8 janvier à Paris, la commissaire a ajouté qu'elle "poursuivrait des cas spécifiques de comportement anticoncurrentiels par des entreprises énergétiques". Selon elle, la libéralisation devrait améliorer les choses mais une certaine forme de régulation devrait, aussi, voir le jour en Europe.
Le rapport indique clairement que des groupes énergétiques comme E.ON (Allemagne), GDF, Eni (Italie) et RWE (Allemagne) vont faire l'objet de pressions de la part de Bruxelles. L'enquête aurait révélé que ces groupes, parmi d'autres, auraient bénéficié de leur situation de quasi-monopole pour préserver leurs privilèges et accélérer la concentration du marché. Selon le quotidien britannique The Financial Times du 5 janvier, l'enquête accuserait de collusion (ou de cartel) certains groupes européens.
Source : LEMONDE.FR | 08.01.07 | 16h46
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