Projet dOPA sur Suez
L’homme d’affaires François Pinault s’apprête-t-il à lancer une OPA sur Suez ? Le magazine Capital a mis en ligne sur son site Internet un article suggérant qu’un accord serait intervenu entre le président de la République, Jacques Chirac et le PDG d’Artémis pour que ce dernier lance une offre de 70 milliards d’euros sur le groupe privé et cède à GDF pour 40 milliards d’euros le secteur énergie du groupe présidé par Gérard Mestrallet. Ce n’est pas la première fois qu’une telle information circule. Le 12 octobre dernier, alors que les sénateurs entamaient l’examen du projet de loi relatif à l’énergie visant à autoriser la privatisation de Gaz de France, le quotidien économique les Échos avait affirmé que François Pinault avait réuni 18 milliards d’euros pour racheter Suez et fait une offre à GDF similaire à celle évoquée vendredi dernier par Capital.
Hier, François Pinault n’a ni confirmé, ni infirmé les révélations du magazine économique. Affirmant qu’« aucune décision » n’a été prise, son holding Artémis précise néanmoins que « toutes les options restent ouvertes ». Bien évidemment, l’ambiguïté de cette déclaration n’a pas satisfait Gérard Mestrallet. Soucieux d’éviter le démantèlement, son groupe l’a jugée « vague et imprécise » car elle « ne clarifie en rien les intentions réelles » du groupe Pinault. Suez a, en conséquence, saisi à nouveau l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour obtenir les éclaircissements souhaités. L’AMF a fait savoir qu’elle rendrait « une décision pour clarifier la situation dans les prochains jours ». De son côté, le gouvernement par le truchement de son porte-parole, Jean-François Copé, a réaffirmé qu’il soutient toujours « fortement » le projet de fusion entre Suez et GDF.
Si le lancement d’une OPA par François Pinault sur Suez est à l’avenir confirmé, elle signerait la fin du projet d’union entre le groupe privé et GDF. Néanmoins, cette opération pourrait conduire tout aussi sûrement à la privatisation de l’entreprise publique. Pour réunir les 40 milliards d’euros nécessaires au rachat de la partie énergétique de Suez, le gouvernement pourrait en effet décider d’ouvrir une part supplémentaire du capital de GDF aux intérêts privés.
Source : l'Humanité - Pierre-Henri Lab
Edition du 4 janvier 2007
Hier, François Pinault n’a ni confirmé, ni infirmé les révélations du magazine économique. Affirmant qu’« aucune décision » n’a été prise, son holding Artémis précise néanmoins que « toutes les options restent ouvertes ». Bien évidemment, l’ambiguïté de cette déclaration n’a pas satisfait Gérard Mestrallet. Soucieux d’éviter le démantèlement, son groupe l’a jugée « vague et imprécise » car elle « ne clarifie en rien les intentions réelles » du groupe Pinault. Suez a, en conséquence, saisi à nouveau l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour obtenir les éclaircissements souhaités. L’AMF a fait savoir qu’elle rendrait « une décision pour clarifier la situation dans les prochains jours ». De son côté, le gouvernement par le truchement de son porte-parole, Jean-François Copé, a réaffirmé qu’il soutient toujours « fortement » le projet de fusion entre Suez et GDF.
Si le lancement d’une OPA par François Pinault sur Suez est à l’avenir confirmé, elle signerait la fin du projet d’union entre le groupe privé et GDF. Néanmoins, cette opération pourrait conduire tout aussi sûrement à la privatisation de l’entreprise publique. Pour réunir les 40 milliards d’euros nécessaires au rachat de la partie énergétique de Suez, le gouvernement pourrait en effet décider d’ouvrir une part supplémentaire du capital de GDF aux intérêts privés.
Source : l'Humanité - Pierre-Henri Lab
Edition du 4 janvier 2007
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