Le socialisme selon Santrot, maire PS de Poitier

Publié le par Resistencia

44 étrangers en situation irrégulière qui observaient depuis le 29 mai une grève de la faim en occupant une ancienne école de Poitiers pour réclamer leur régularisation ont été chassés de force dimanche par la police.

Les CRS sont intervenus sur réquisition du préfet de la Vienne, Bernard Niquet, qui a fait application d'une décision de justice rendue à Poitiers samedi.

Le maire PS de Poitiers, Jacques Santrot, avait annoncé vendredi avoir engagé cette procédure judiciaire à la suite, dit-il pour se justifier, d'un diagnostic alarmant des médecins assurant le suivi médical des grévistes de la faim. C'est le socialisme même !

Un à un, les 44 étrangers dont quatre femmes, majoritairement originaires de Guinée, ont été évacués et laissés libres.

Cinq d'entre eux ont été hospitalisés après un examen médical.

Les autres, regroupés sur le parvis du Conservatoire national de région, voisin de l'école, demandaient à être conduits à l'hôpital.

Après négociation, ils ont accepté en début d'après-midi de quitter les lieux, de mettre fin à leur grève de la faim et à rentrer à leur domicile avec en main un protocole de ré-alimentation, selon un porte-parole de leur comité de soutien.

Le 29 mai dernier, ils étaient 98 dont 23 femmes, originaires principalement de Guinée mais aussi du Sénégal et de Sierra Leone, à commencer la grève de la faim pour réclamer la régularisation de tous les étrangers séjournant illégalement dans la Vienne.

Une liste de 349 personnes concernées a été remise ensuite à la préfecture qui a annoncé le 17 juin en avoir régularisé 70, puis 37 autres le 24 juin. Tous les régularisés avaient cessé leur mouvement de grève ainsi que quelques autres non concernés.
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Publié dans Politique en France

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