Tchad - Les troupes françaises en Afrique
Tchad – Avril 2006. La France, ex pays colonial, confirme le dictateur Idriss Déby en l’aidant dans les combats qui l’opposaient à une rébellion armée. Déby, menacé jusque dans sa capitale, n‘a été sauvé que par la volonté du gouvernement français.
En intervenant, la France prétend protéger un gouvernement légitime, mais bien entendu, ce n’est que la réponse politiquement correcte. La vérité est ailleurs monsieur Mulder… La vérité sur cette affaire, la voici.
L’Afrique compte un bon nombre de pays pauvres, et le Tchad est l’un des plus pauvre. Mais même dans des pays où la population vit dans la misère, il y a de l’argent à gagner.
La France coloniale avait imposé de force aux paysans du sud du Tchad la culture du coton, au détriment de la culture vivrière. Dans les années cinquante, le roi du textile de l’époque, Marcel Boussac, sans doutes l’homme le plus riche de France (et peut-être même d’Europe), construit son empire en exploitant les 25.000 ouvriers de ses usines françaises et les dizaines de milliers de paysans tchadiens, qui lui fournissaient la matière première pour ses usines (le coton).
Actuellement, le pétrole a remplacé le coton, pétrole découvert récemment dans le sol tchadien. Afin d’assurer le profit de cette exploitation à des entreprises bien de chez nous, un gouvernement « ami », fût-ce un dictateur qu’il faut protéger contre son propre peuple, est un atout majeur.
Et puis nos énarques, par ce biais, font d’une pierre deux coups : ils montrent aux autres gouvernements de l’ex-empire colonial africains que partout où des capitalistes français peuvent faire des profits, les gouvernements « amis » pourront compter sur la France et surtout son armée !
- le Tchad donc, à N’Djamena pour son pétrole
- le Gabon, à Libreville, pour son pétrolle
- le Sénégal, à Djibouti
- la Côte-d’Ivoire, à Abidjan
Elle protège, grâce à son armée, les grands groupes capitalistes qui pillent les richesses naturelles de ces pays. Elle protège ceux qui s’enrichissent par l’exploitation des ouvriers aux salaires de misère et des paysans auxquels on rachète leurs produits à des prix dérisoires.
Elle protège également les banques qui prête des sommes considérables à des gouvernements pour qu’ils financent les travaux exorbitants commandés par les grands groupes français (comme Bouygues à Morila par exemple. Pour plus d’info cliquez ici) ou pour qu’ils achètent des armes (aux Français ?). Les peuples de ces pays devront rembourser les dettes accumulées par leurs dirigeants…
Lorsque l’on permettra aux africains d’exploiter réellement et décemment leurs richesses, on commencera à résoudre le problème de la misère en Afrique. Une solution est donc possible, mais encore faut-il le vouloir…
Resistencia
Hasta la victoria, siempre!
Texte inspiré d’un tract de LO