L'extrême-droite continue de peser (très lourd!) sur la vie politique
Toutes les annotations en rouges italiques ne sont pas présentes dans le texte original, mais rajoutées par mes soins...
Quatre ans après le coup de tonnerre du premier tour de l'élection présidentielle du 21 avril 2002, l'extrême-droite et son leader Jean-Marie Le Pen continuent de peser sur la vie politique française, révèle un sondage Ifop/Acteurs publics.
Selon ce sondage, sur 1.009 personnes interrogées (gloups!) les 6 et 7 avril derniers, plus d'un tiers (35%) estime que l'extrême-droite enrichit le débat politique, contre 65% d'un avis contraire.
C'est vrai que 1009 personnes représentent l'ensemble des français!!! Sur 60 561 200 personnes habitants la france, ça fait pas des masses, seulement 0,0016% de personnes intérrogées, et donc seulement 0,0006% favorable au FN ! Ben quoi, ce sont les chiffres faites les calculs !!!
Je sais fort bien que plus de monde que celà est au FN, mais ces petits calculs servent juste à vous expliquer que les chiffres, on en fait ce qu'on veut ! Et qu'avec seulement 1009 personnes interrogées, on ne peut pas dire que le FN représente 35% des français, c'est de la connerie monumentale!
Toujours selon ce sondage, elles sont 34% à affirmer que l'extrême-droite, incarnée notamment par le FN de Jean-Marie Le Pen, est proche des préoccupations des Français (en tout cas, de 34% de 1009 personnes intérogées).
Ce pourcentage est encore plus élevé parmi les ouvriers (43%). A titre de comparaison, 43% des personnes interrogées estiment que l'extrême-gauche enrichit le débat politique.
Les pourcentages sont également très élevés parmi les employés (54% estiment que l'extrême-droite enrichit le débat politique) et les habitants des communes rurales (44%).
En revanche, 71% des jeunes de moins de 25 ans estiment que l'extrême-droite n'enrichit pas le débat politique.
L'immigration est citée par 43% des sondés (donc 1009 personnes) comme étant le domaine dans lequel la présence de l'extrême-droite paraît le plus utile pour enrichir le débat politique, suivie par la sécurité (31%) (pourtant notre chien de garde national, le petit nicolas, fait un "travail" considérable en matière de sécurité... La vous déconnez les gars!). Le chômage n'est cité que par 14% des sondés, l'éducation par 7% et la protection sociale par 5%.
A titre de comparaison, le chômage et la protection sociale sont cités par 61% des sondés comme étant les domaines dans lesquels la présence de l'extrême-gauche paraît le plus utile pour enrichir le débat politique en France.
"Emeutes dans les banlieues de l'automne 2005, mouvements sociaux consécutifs au contrat première embauche (CPE) en 2006, autant de crises hexagonales qui (...) semblent renforcer l'extrême-droite", commente Frédéric Dabi, directeur du département opinion publique de l'Ifop.
Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen avait provoqué la surprise et la stupeur en se qualifiant pour le second tour de la présidentielle aux dépens du Premier ministre socialiste de l'époque, Lionel Jospin ("je prends la décision qui s'impose, en me retirant définitivement..."), en ralliant près d'un cinquième des suffrages.
Le président Jacques Chirac avait largement battu le président du FN au second tour, grâce aux voix de la gauche. Enfin, d'une partie de la gauche... Et c'est pas parce qu'il a eu 80% de vote qu'il faut qu'il se prenne pour un roi! Ramené à l'ensemble de la population française pouvant voté, il n'a eu "que" 30% de vote !
Selon le sondage de l'Ifop, Le Pen reste, en dépit de son âge (77 ans), l'homme qui incarne le mieux l'extrême-droite en France pour près d'un Français sur deux (48% des sondés, donc des 1009 personnes).
Il est suivi par le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers (24%), par la fille du président du FN Marine Le Pen (19%). Bruno Mégret, transfuge du FN, n'arrive qu'en quatrième position (4%) et le numéro 2 du Front, Bruno Gollnish, au cinquième rang (2%).
"La dernière élection présidentielle (...) a achevé d'installer l'extrême-droite comme un courant politique majeur" qui "ne manquera pas d'influer lors des prochaines échéances électorales nationales", conclut Frédéric Dabi.