PSA confirme 4 800 suppression de postes

Publié le par Resistencia

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Automobile . Lors d’un CCE extraordinaire hier, la direction du groupe a annoncé la mise en place d’incitations financières pour des départs « volontaires ».

PSA Peugeot-Citroën persiste et signe. Hier, avant l’ouverture d’un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire réuni à Paris à partir de 14 heures, la direction du groupe a confirmé son intention de supprimer cette année 4 800 postes sur les 121 000 que le constructeur automobile compte en France, sur la base de départs « volontaires ». Alors que le groupe se porte bien puisque le chiffre d’affaires a augmenté de 6,5 % au premier trimestre 2007, la rentabilité n’est pas suffisante aux yeux de la direction, qui veut donc « redresser l’entreprise », en « accélérant la réduction des coûts et des frais de structure », comme l’a déclaré hier Jean-Luc Vergne, DRH du groupe, qui a déjà supprimé 7 000 emplois depuis l’an dernier.

tous les sites seront touchés

Une fois n’est pas coutume, les suppressions de postes ne touchent pas les ouvriers de production. La direction a précisé que le plan visera 1 800 ouvriers professionnels, 1 800 ETAM (agents de maîtrise) et 1 200 ingénieurs. Par profil, il s’agirait de 400 commerciaux, 1 470 employés à la conception des véhicules, 2 300 salariés du secteur industriel, et 500 emplois administratifs. Tous les sites pourraient connaître des départs, mais les plus touchés seraient les quatre centres techniques de Vélizy et Carrières-sous-Poissy (Yvelines), Sochaux (Doubs) et La Garenne (Hauts-de-Seine).

Depuis l’annonce « officieuse » du plan par voie de presse le 20 avril, la direction martèle qu’il n’y aura ni plan social ni licenciement. Pour opérer sa coupe dans les effectifs, PSA compte en effet sur 1 000 départs en retraite non remplacés et, pour le reste, sur des départs « volontaires » de salariés, avec des incitations financières. Début avril, elle a obtenu en ce sens la signature de cinq syndicats (CFDT, CGC, CFTC, FO et GSEA) en bas d’un accord triennal de « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences » (GPEC), qui prévoit des « mesures incitatives en cas de nécessité de réduction et d’adéquation des effectifs » (ah, des syndicats qui défendent les iontérêts des travailleurs... ça fait chaud au coeur...). Ces syndicats, qui ont par la suite accueilli ce plan avec « soulagement », comme un « moindre mal » par rapport à des licenciements, espéraient hier « négocier les meilleures conditions financières possibles », lors du CCE qui devait se prolonger dans la soirée. De son côté, la CGT, qui n’a pas signé l’accord, a dénoncé « un plan de licenciements caché », « injustifié économiquement et inacceptable socialement », et craint des « pressions au départ ».

La direction compte mettre en oeuvre les départs à partir du 1er juin, jusqu’au 31 décembre 2007. Les incitations financières qu’elle prévoit ne sont pas mirobolantes : trois mois de salaire brut pour les départs en retraite, six mois de salaire en plus de l’indemnité légale de licenciement, pour les départs pour un autre emploi ou un « projet personnel » (pourquoi donner l'indemnité légale de licenciement et 6 mois de salaires si le départ du salarié est volontaire??? N'est-ce pas là la preuve d'un plan social maquillé???).

Source : l'Humanité - Fanny Doumayrou
Edition du 10 mai 2007

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Publié dans Politique en France

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