ACTION DIRECTE : Régime de semi-liberté accordé à Ménigon
Condamnée à perpétuité en 1989, l’ancienne membre du groupe Action Directe s’est vu accorder un régime de semi-liberté en réponse à une nouvelle demande de libération conditionnelle.
Nathalie Ménigon
Le tribunal d’application des peines de Paris a accordé jeudi 10 mai, un régime de semi-liberté à l’ancienne membre du groupe Action directe (AD), Nathalie Ménigon, condamnée à perpétuité en 1989, à la suite d’une nouvelle demande de libération conditionnelle le 2 avril dernier.
Nathalie Ménigon travaillera donc la journée et rentrera dormir à la prison.
Le jugement n’avait pas pu être rendu le 25 avril, comme c’était prévu, "pour des raisons matérielles".
Opposition du parquet
Il s’agissait de la deuxième demande de libération conditionnelle présentée par l’ancienne membre d’AD, après trois autres demandes de suspension de peine pour raisons médicales rejetées dans le passé, dont la dernière le 24 octobre 2006.
Cette nouvelle demande avait été examinée le 2 avril. A cette occasion, le parquet s’était opposé à la libération conditionnelle, estimant notamment que l’état de santé de Nathalie Ménigon, 50 ans, partiellement hémiplégique à la suite de deux accidents vasculaires cérébraux, n’était pas compatible avec son projet professionnel, en l’occurrence être employée dans des services d’espaces verts.
Perpétuité
Avec Joëlle Aubron (décédée en mars 2006), Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani, Nathalie Ménigon avait été condamnée à deux reprises, en 1989 et 1994, par la cour d’assises de Paris à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 18 ans, notamment pour les assassinats du PDG de Renault Georges Besse, et de l’ingénieur général de l’armement René Audran.
Source : bellacio